Réponse courte. En 2027, en Algérie, un site ou une web-app de commande se construit en six à dix semaines ; une application mobile avec back-office en trois à cinq mois ; un SaaS métier avec facturation en quatre à six ; une plateforme à deux faces avec séquestre et logistique en cinq à huit ; un agent IA branché sur un back-office existant en six semaines à trois mois ; une reprise d'application abandonnée en six semaines. Ce qui fait qu'un projet de trois mois en prend six n'est presque jamais le code : c'est le dossier de web-marchand lancé trop tard, les comptes stores ouverts au mauvais nom, les données à reprendre livrées en dernier, et les validations qui attendent. Un calendrier honnête a cinq lignes, pas une, et il donne une date de mise en ligne parce qu'il montre ce qui court en parallèle.
Ce guide complète peut-on connaître le prix total avant de commencer : le prix et le délai s'écrivent ensemble, dans le même cadrage. Les délais ci-dessous sont ceux que nous écrivons dans nos calendriers ; ils supposent un cadrage signé et un interlocuteur qui valide en quarante-huit heures.
Les délais réels par type de projet
Six types de projets, deux colonnes. La première est le temps de construction. La seconde est ce qui s'y ajoute quand on ne l'a pas lancé le premier jour.
Le site ou la web-app de commande, prise de rendez-vous, catalogue, paiement, suivi, se construit en six à dix semaines ; ce qui le fait durer est le statut de web-marchand, qui s'obtient via la banque et le GIE Monétique en des semaines à des mois, et qui part le premier jour ou retarde tout. L'application mobile avec back-office, Android et iOS avec un seul code, hors-ligne, paiement, prend trois à cinq mois ; les comptes stores à votre nom, le hors-ligne testé sur le terrain et la reprise des données sont les trois lignes qui l'allongent, nous les avons détaillées dans les sept décisions d'une application mobile en 2027. Le SaaS métier avec facturation et abonnement prend quatre à six mois, et c'est le périmètre du métier et les dix clients pilotes qui décident, comme dans lancer un SaaS en Algérie en 2027. La plateforme à deux faces, séquestre, logistique, prend cinq à huit mois, parce que les vendeurs se recrutent avant le code et que les transporteurs se contractent avant le pilote. L'agent IA sur un back-office existant prend six semaines à trois mois selon l'état des données et des règles écrites, et un mois de plus si rien n'existe dans un système. La reprise d'une application abandonnée prend six semaines, dont deux à trois pour récupérer des comptes et un code qui ne sont pas sous votre contrôle, comme nous l'avons décrit dans mon application est bloquée chez un développeur qui a disparu.
«Ce qui fait qu'un projet de trois mois en prend six n'est presque jamais le code.»
Les cinq phases, et qui tient chacune
Un projet ne se mesure pas en mois de code. Il se mesure en cinq phases, dont trois dépendent de vous autant que de nous.
Le cadrage écrit, une à deux semaines : vous décidez, nous écrivons les écrans, les règles, le prix total et le calendrier à cinq lignes. C'est la phase que les devis de six semaines sautent, et c'est pourquoi ils ne tiennent pas. Le prototype testé, une à deux semaines, avec cinq utilisateurs réels, pas des proches : c'est le moment le moins cher pour changer d'avis, et chaque changement demandé après coûte dix fois plus. Le développement, le gros du délai, livré toutes les deux semaines en versions que vous pouvez ouvrir et tester ; un projet dont vous ne voyez rien pendant deux mois est un projet en retard qui ne le dit pas. La reprise des données et les tests terrain, deux à quatre semaines : vos fichiers réels, vos téléphones, votre réseau, vos utilisateurs ; une application ouverte avec des données fausses perd la confiance de l'équipe en une semaine. La mise en ligne et les corrections, deux semaines : stores, production, premières versions correctives incluses dans le projet, pas dans un devis supplémentaire.
Ce qui court en parallèle, et ne dépend de personne
La différence entre un devis et un calendrier, c'est que le calendrier a cinq lignes. Voici les cinq.
Vous : les décisions et les validations, quarante-huit heures chacune ou le projet attend ; et les données à reprendre, livrées propres le plus tôt possible, pas la veille de la mise en ligne. C'est la ligne qui fait le plus souvent la différence entre trois mois et six. Les banques et le GIE Monétique : le statut de web-marchand prend des semaines à des mois, selon la banque et l'état de votre dossier ; il part le premier jour du cadrage, et aucun code ne peut l'accélérer. Les stores : les comptes développeur à votre nom, avec une vérification d'identité, puis la revue de l'application à chaque publication, quelques jours, parfois des allers-retours. L'administration : selon le projet, la société, le label startup, l'identification de la plateforme auprès du fisc prévue par le PLF 2027 ; en parallèle, jamais en série. Nous : la construction, la seule ligne que le studio contrôle entièrement, et la seule sur laquelle il peut s'engager sans condition.
Un devis qui ne montre qu'une ligne vous promet une date qu'il ne tient pas, parce qu'il ignore les quatre autres. Un calendrier qui les montre vous donne une date de mise en ligne, et vous dit exactement ce qui la décale si elle bouge.
«Un devis qui ne montre qu'une ligne vous promet une date qu'il ne tient pas.»
Un calendrier réel : seize semaines pour une application avec back-office
Voici à quoi ressemble, en vrai, le calendrier d'une application mobile avec back-office, paiement et reprise de données, quand tout part le premier jour.
Semaines 1 et 2, le cadrage ; et dès la semaine 1, le dossier de web-marchand et les comptes stores, qui courent jusqu'à la semaine 12 sans que personne ne puisse les accélérer. Semaines 3 et 4, le prototype, testé avec cinq utilisateurs. Semaines 5 à 12, le développement, livré toutes les deux semaines. Semaines 12 à 14, la reprise des données et les tests terrain, avec vos fichiers arrivés en semaine 8, pas en semaine 13. Semaines 15 et 16, la mise en ligne, revue des stores comprise, et les premières corrections.
Le même projet, avec le web-marchand lancé en semaine 8 et les données livrées en semaine 13, se met en ligne en semaine 24. Rien n'a changé dans le code. C'est la raison pour laquelle nous refusons d'écrire un délai sans écrire les cinq lignes, et pour laquelle le cadrage, lui, commence toujours par la liste de ce qui part le premier jour.
Ce qui fait qu’un projet de trois mois en prend six
- Le web-marchand lancé après le produit. L'application est prête, la carte n'est pas acceptée. Il part le premier jour du cadrage.
- Les comptes stores au nom du prestataire. Transfert, vérification, semaines perdues. À votre nom, dès la semaine 1.
- Les données livrées la veille. La reprise révèle des doublons et des champs vides, et tout s'arrête. Fichiers propres en milieu de projet.
- Des validations qui prennent trois semaines. Chaque écran attendu bloque le suivant. Un interlocuteur, quarante-huit heures.
- Pas de prototype. Les changements arrivent en développement et coûtent dix fois plus. Cinq utilisateurs réels en semaine 3.
- Rien de visible pendant deux mois. Le retard se découvre à la fin. Livraisons toutes les deux semaines, ou changez de prestataire.
- Un périmètre qui grandit en route. Chaque « tant qu'on y est » ajoute une semaine. Le cadrage écrit est la liste ; le reste va en version 2.
Questions fréquentes
- Combien de temps pour développer une application mobile en Algérie ?
- Trois à cinq mois pour une application Android et iOS avec back-office, paiement et reprise de données, quand le dossier de web-marchand et les comptes stores partent le premier jour. Un site ou une web-app de commande prend six à dix semaines ; une plateforme à deux faces cinq à huit mois.
- Pourquoi les devis promettent-ils six semaines ?
- Parce qu'ils ne comptent que la ligne de construction et ignorent les quatre autres : vos validations et vos données, le statut de web-marchand, les comptes et la revue des stores, l'administration. Un calendrier honnête a cinq lignes et donne une date de mise en ligne qu'il peut tenir.
- Qu'est-ce qui ne dépend de personne ?
- Le statut de web-marchand, obtenu via la banque et le GIE Monétique en des semaines à des mois ; la vérification des comptes développeur et la revue des stores ; et les démarches administratives selon le projet. Ces lignes partent le premier jour et courent en parallèle ; aucun code ne les accélère.
- Combien de temps dure le cadrage ?
- Une à deux semaines, pour écrire les écrans, les règles, le prix total et le calendrier à cinq lignes. C'est la phase que les devis rapides sautent, et la raison pour laquelle ils ne tiennent pas.
- Que puis-je faire pour que le projet aille plus vite ?
- Trois choses : valider en quarante-huit heures avec un seul interlocuteur, livrer vos données propres en milieu de projet plutôt qu'à la fin, et lancer le web-marchand et les comptes stores dès la semaine 1. Ces trois lignes font la différence entre trois mois et six.
- Les corrections après la mise en ligne sont-elles comprises dans le délai ?
- Oui. Les deux dernières semaines du calendrier couvrent la mise en ligne, la revue des stores et les premières versions correctives, qui font partie du projet et non d'un devis supplémentaire. La maintenance de l'année suivante se décide à part, avant le lancement.